Correctif de l’exercice sur le subjonctif et le participe

Voici, comme promis le correctif de l’exercice sur le subjonctif et le participe :

1. Diuide ut regnes.

Divise pour régner.

P2 en ut + subjonctif présent (regnes) : traduction de ut : « pour que ».

2. Exul, cui nusquam domus est, sine sepulchro est mortuus.

L’exilé, pour qui il n’y a nulle part de maison, est un mort sans tombeau.

P2 relative + indicatif présent (est) : traduction de cui : « pour qui » (datif).

3. Socrates cum facile posset educi e custodia, noluit.

Socrate, alors qu’il pouvait facilement sortir de prison, ne le voulut pas.

P2 en cum + subjonctif imparfait (posset) : traduction de cum : « alors que ».

4. Pythagoras, Superbo regnante, in Italiam uenit.

Pythagore, sous le règne de Tarquin le Superbe, vint en Italie.

P2 ablatif absolu avec participe présent (regnante) : littéralement Tarquin le Superbe régnant.

5. Amemus patriam !

Aimons la patrie !

P1 au subjonctif présent (amemus) : dans ce contexte, elle signifie certainement un ordre.

6. Videmusne ut pueri aliquid scire se gaudeant ?

Voyons-nous comment les enfants se réjouissent de savoir quelque chose ?

P2 en ut + subjonctif présent (gaudeant) : traduction de ut : « comment » (uidere est un verbe déclaratif, il indique que le sujet a reçu une information en la voyant).

7. Serit arbores, quae alteri saeculo prosint.

Il plante des arbres qui soient (ou seraient) utiles au prochain siècle.

P2 relative + subjonctif présent (prosint, composé de esse) : traduction de quae : « qui » (nominatif). Le subjonctif indique qu’on n’est pas sûr que ces arbres seront bien utiles dans le futur.

8. Quis dubitet ?

Qui douterait ?

P1 au subjonctif présent (dubitet) : dans ce contexte, elle évoque plutôt une possibilité.

9. Alexander, ueste deposita, descendit in flumen.

Alexandre, après avoir déposé son manteau, descendit dans le fleuve.

P2 ablatif absolu avec participe parfait (deposita) : littéralement le manteau ayant été déposé.

10. Te hortor ne uim pertimescas.

Je t’encourage à ne pas craindre la violence.

P2 en ne (négation de ut) + subjonctif présent (pertimescas) : traduction de ut : « à » (hortor est un verbe de volonté, complété logiquement par une P2 introduite par à).

Alexander, Alexandri : Alexandre
aliquis, a, id : qqn, qqh
alter, era, erum : l’autre, le suivant
amare, o, aui, atum : aimer
arbor, arboris : l’arbre (fém.)
custodia, ae : la prison
descendere, o, descendi, descensum : descendre
diuidere, o, uisi, uisum : diviser
domus, domus : la maison
dubitare, o, aui, atum : douter
e + ablatif : hors de
educere, o, eduxi, eductum : sortir
exul, exulis : l’exilé
facile : facilement
flumen, fluminis : le fleuve (neutre)
hortari, or, atus sum : encourager
Italia, ae : l’Italie
mortuus, i : le mort
-ne : est-ce que ?
nolle, nolo, nolui : ne pas vouloir
nusquam : nulle part
patria, ae : la patrie
pertimescere, o, mui : redouter
prodesse, prosum, profui : être utile
Pythagoras, ae : Pythagore
quis, quae, quid : qui ?
regnare, o, aui, atum : régner
saeculum, i : le siècle
scire, io, scii, scitum : savoir
sepulchrum, i : le tombeau
serere, sero, seui, satum : planter, semer
sine + ablatif : sans
Socrates, Socratis : Socrate
Superbus, i : (ici) Tarquin le Superbe
uenire, io : venir
uestis, uestis : le vêtement
uidere, eo, uidi, uisum : voir
uis, (acc. : uim) : la violence

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2 réflexions sur “Correctif de l’exercice sur le subjonctif et le participe

  1. Veyre Claude

    Pourquoi remplacer le v de venire ou de vestis par un u ? A l’écrit cela complique la compréhension, vu que le rapprochement avec le français devient impossible. Et à l’oral on ne gagne pas grand chose, tout le monde sait dire veni vidi vici, la prononciation restituée du v étant u.

    • ludimagister

      Bonjour,

      Je dirais que la principale raison est la fidélité historique, l’alphabet romain de l’Antiquité ne distinguant pas le u et le V (le second n’étant que la forme capitale du premier), comme d’ailleurs il ne connaît pas le j, mais seulement le i. Je ne trouve d’ailleurs cela pas beaucoup plus simple avec le v : cela induit une confusion à l’oral, accentuée justement par le rapprochement avec le français. Quant à l’étymologie, il suffit de se rappeler que le « u » en position de consonne se transforme en « v » en français. Après tout, on n’écrit pas les mots grecs avec un y sous prétexte que le upsilon fausse le rapprochement avec le français.

      Bien à vous.

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